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(enthusiast)
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Les intervenants jeunesse s'interrogent ... [Post#: 2911 ] Reply to this post

Les intervenants jeunesse sont ambivalents ...

Pubdate:jeudi 29 mai 2003
Source: Le Soleil (Canada)
Copyright: © Le Soleil
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Website: http://www.cyberpresse.ca/soleil/

Décriminalisation du cannabis
Les intervenants jeunesse s'interrogent
Samson, Claudette

Les intervenants jeunesse sont ambivalents sur la question de l'impact que
pourrait avoir la décriminalisation du cannabis sur la consommation. À
l'image de l'ensemble de la société, ils se questionnent et "attendent de
voir". Mais surtout, ils souhaitent que l'on prenne les meilleures décisions
pour les jeunes.

Au Regroupement des maisons de jeunes du Québec, la seule unanimité qui soit
est la tolérance zéro qui doit entourer la consommation et le trafic dans
les 120 maisons membres. Pour le reste, "les intervenants sont perméables à
tous les arguments qu'on entend", exprime la coordonnatrice Céline Morin.

Elle ne le cache pas : certains craignent une augmentation de la
consommation, voire une banalisation de l'usage du cannabis. "Nos jeunes ont
en moyenne 14, 15 ans", souligne Mme Morin. "On ne voudrait pas qu'un
produit néfaste pour la santé devienne trop disponible", dit-elle.

Elle reconnaît toutefois que le produit est déjà bien accessible, sans que
la qualité y soit toujours. C'est pourquoi certains estiment qu'il vaudrait
peut-être mieux légaliser et contrôler.

Les tendances sont donc diverses, et le regroupement n'a pas de position
officielle.

Du côté des travailleurs de rue, la diversité d'opinion est également la
norme et l'association provinciale n'a pas non plus de position. Formateur
auprès de ces travailleurs, Jacques Pector estime que la prohibition nuit à
l'éducation et à la prévention.

"Ce qui est important, c'est de pouvoir parler avec les jeunes de leur
consommation. Tant que c'est interdit, c'est plus difficile", dit-il.

Le projet de loi, qui prévoit faire plus de place à la prévention, permettra
peut-être d'ouvrir la discussion plus facilement, espère-t-il.

Dans ce sens, il s'agit peut-être d'un petit pas dans la bonne direction.

Plus de dossier judiciaire

S'il est une chose dont tout le monde se réjouit, à tout le moins, c'est le
fait d'échapper au casier judiciaire pour une "simple erreur de parcours".

Selon Johanne Vallée, de l'Association des services de réhabilitation
sociale du Québec, qui regroupe les maisons de transition accueillant les
délinquants en semi-liberté, le poids d'un dossier judiciaire se fait de
plus en plus lourd à porter, particulièrement depuis le 11 septembre 2001.

De plus en plus, dit-elle, des gens rencontrent des difficultés à s'assurer,
parce que les compagnies jugent qu'ils constituent un risque supplémentaire.

Au point où même des maisons de transition rencontrent des obstacles, parce
qu'elles abritent des voleurs ! note la directrice générale de
l'association.

Cette pénalité s'étend de plus en plus aux conjoints, de même qu'au marché
du travail. "Ce n'est pas vrai que les employeurs sont si fermés que ça (à
embaucher des délinquants)", dit-elle. Sauf qu'eux aussi rencontrent des
difficultés à s'assurer, par exemple dans le domaine des transports, et ne
peuvent se permettre de telles embauches. "Pour un jeune, c'est toute la vie
qui est affectée", dit-elle.

Quelque 2,6 millions de Canadiens avaient un dossier judiciaire en 1999. La
possession simple de cannabis en toucherait un demi-million.

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